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ans après la sortie de leur premier EP 79 et une série de concerts en charmante
compagnie (de Fujiya & Miyagi à Julian Casablancas), Clément Froissart et
les frères Zippel vont sans doute tourner la page la plus importante de leur
histoire commune. Candy Clash était l’un des secrets les mieux gardés de la
scène parisienne, comme un trésor que l’on s’échange sous le manteau, Concorde
est programmé pour séduire au delà des frontières. L’arrivée d’un quatrième
membre n’a surtout pas brisé l’alchimie fondatrice de l’ex-trio. Bien au
contraire. L’esthétique pop, les vieux synthés et la MPC ont toujours leur
place mais la section rythmique s’enrichit d’une jeune frappe, Louis Delorme,
devenu en quelques dates, aussi indispensable que le sirop d’érable sur la tournée
de pancakes dominicale. Le son résolument plus brut, a gagné en profondeur.
Concorde s’inscrit avec classe dans une dynamique ambitieuse, sans fioritures,
au service d’une modernité (super)sonique assumée. Avec Concorde, c’est tout le
savoir-faire mélodique des frenchies qui s’acoquine avec Television, Talking
Heads, The Feelies... New York n’a jamais été aussi proche !
Pour
matérialiser ce nouveau départ et se caler sur le dérèglement climatique, rien
de tel qu’un single à la tonalité estivale. Ce sifflotement insouciant,
trépidant hymne pour boum de fin de colo, prélude aux timides premiers baisers
volés sous une boule à facette scintillante.
Un
magnifique clip illustre ce hit entêtant, de la chambre d’enfant jusqu’à la
piste de danse, embarqué dans une somptueuse Jetta dorée. Cerise sur le gateau,
la production du titre est signée Blackjoy, la direction artistique et
l’identité visuelle du groupe ont été confiées à Akroe. Candy Boy comme rampe
de lancement idéale pour un premier album, assurément épique, en 2011.