Du haut de ses 23 ans, la jeune finlandaise enchante déjà
par son folk-blues sombre et poignant. En à peine quelques mois, son
premier
album s’est attiré les faveurs des critiques tant dans son pays qu’à
l’international. Petites filles de Leonard Cohen, Bob Dylan ou Muddy
Waters, ses chansons dépouillées à l’extrême semblent
nous ramener à la quintessence même du folk. Car il y a quelque chose de
primitif dans la musique de Mirel Wagner, un élément premier
indéfinissable qui
touche directement le cœur et les oreilles.
François Gorin de Télérama n'hésite pas à comparer la chanteuse aux plus grands :
"Comme certains bluesmen du Mississippi donnaient l'impression de
soulager leur âme, leur coeur ou leur estomac, Mirel Wagner projette une
lumière crue sur des histoires qui ne peuvent pas toutes être les
siennes (ce Joe qu'on a « retrouvé dans la rivière », qui
jurait à sa mère qu'il « était un bon garçon »...). Leonard Cohen jadis
attendit d'avoir vécu pour enregistrer son premier disque. Ses chansons y
gagnaient une épaisseur inouïe et, depuis, il a toujours le même âge.
La référence à un grand ancien est toujours écrasante mais quelque chose
nous dit que la frêle Mirel Wagner a de quoi y survivre."